Besancenot-la-Menace

lundi 30 novembre 2009



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Comment sauver le monde grâce à dix mesures très simples

samedi 28 novembre 2009

[Intervention à la Conférence de Madrid, novembre 2009]

par Israël Shamir

Première mesure

Le monde va mal ; il a une fièvre carabinée. Le réchauffement global n’est qu’une simple métaphore de cette vie fébrile que nous menons tous. La première chose à faire consiste à tomber la température ; il faut rafraîchir le monde.

Alors qu’Obama et ses émules, dans le monde entier, tentent de stimuler la consommation et de soutenir la croissance en rendant le crédit meilleur marché et en nous titillant avec des photos glamour de nouvelles voitures, de nouveaux téléphones, d’appareils électroménagers high-tech et de naïades affriolantes, nous devons prendre la direction exactement opposée : celle de la réduction de la tentation. Restons donc dans une sainte ignorance de ces mirobolantes opportunités de mettre au goût du jour notre arsenal d’appareils électriques.

Les tentations dont nous demandons au Seigneur de ne pas nous y faire succomber font l’objet d’une promotion quotidienne par la grosse Bertha publicitaire et elles provoquent la névrose et l’angoisse dont nous souffrons. Mais la réclame a un sous-produit certes secondaire mais non moins pernicieux, qui sert de carburant aux médias tentateurs et émoustillants, orientés vers la consommation et dépendant de grands groupes industriels.

Les médias ont une fonction importante et positive à assurer, à savoir qu’ils aident les gens à échanger leurs points de vue et à se forger leur propre opinion. Les médias sont aussi de géniaux animateurs de loisirs, et c’est là quelque chose de bel et bon.

Si les qualités positives des médias doivent être préservées, le verrou des affaires, du consumérisme et de l’excitation permanente doit être levé. En fin de compte, cela peut être réalisé en interdisant totalement la publicité, exactement de la manière dont les publicités pour le tabac ont été interdites. Mais une première mesure, moins drastique, peut être adoptée, sans nécessité d’importants changements sociaux, en séparant le contenu rédactionnel et la publicité. Les journaux et les magazines doivent mieux réfléchir à ce qu’ils veulent publier : des contenus (opinions, reportages, informations), ou de la publicité ? Si vous publiez de la publicité, vous n’êtes pas obligé d’y ajouter du contenu ; à l’inverse, si vous publiez des contenus, vous devriez pouvoir vous passer de la publicité.

Les médias publicitaires devraient être traités comme de la pornographie, évincés de l’espace public, être vendus séparément dans des enveloppes en papier kraft. Nous pouvons prendre de la graine en Thaïlande, où les cigarettes sont légalement vendues par-dessous le comptoir aux clients qui en font la demande, mais elles ne sont jamais exposées ouvertement. La publicité est plus dangereuse que le tabac, car elle provoque anxiété, envie et sentiment d’échec chez des millions de personnes totalement incapables de se payer la Jaguar dernier cri.

Cette approche aura pour effet de briser cette connexion malsaine entre le business et la formation de l’opinion publique. Les médias à contenu rédactionnel seront libres de nous distraire et d’ouvrir leurs colonnes à des écrivains et à des penseurs sans avoir à demander l’imprimatur d’un magnat des médias. Cela réinstallera un feedback positif entre les médias et leur audience. Un tel feedback permettait naguère aux médias de gauche d’exister et de prospérer, mais en dépit de leur tirage important, ils finirent par s’étioler puis par disparaître : ils n’étaient pas en mesure de soutenir la concurrence des journaux des magnats des presse couverts de pub. Ainsi, en Israël, les journaux de gauche Davar et Al-Hamishmar périrent, tandis que les quotidiens des magnats Ha’aretz, Yediot Ahronot et Maariv survécurent. En Angleterre, le seul quotidien de gauche a cessé de paraître, bien qu’il eût une diffusion quatre fois supérieure à celle de ses concurrents ; la raison de sa disparition étant que les entreprises ne voulaient pas lui payer d’encarts publicitaires. Ainsi, une fois conquise la liberté des médias, nous pouvons espérer être en mesure de lire une plus grande variété d’opinions, et pas seulement celles que contrôlent les riches.

Au final, la publicité et ses avatars des relations publiques peuvent être limités à un point tel que nulle personne ne le désirant pas ne se trouvera exposée à la tentation de consommer, d’acheter, de louer, d’obtenir un prêt, de vendre ou de toute autre activité liée au business.

Cela représentera un tournant en épingle à cheveux, qui nous fera passer d’une société de consommateurs à une société de producteurs. Nous sommes presque tous des producteurs ET des consommateurs ; mais aujourd’hui, notre hypostase productrice est soumise à notre hypostase consumériste. Les médias basés sur la consommation méprisent le producteur. Ils ne parlent jamais ni du travailleur honnête, ni ils ne s’adressent à lui ; ils préfèrent, en lieu et place, s’étendre sur la consommation ostentatoire d’une Paris Hilton. Mais nous voulons vivre dans une société où un Paris Hilton sera fier de son travail créatif, et non pas de sa capacité de manger, de boire et de bronzer.

Cela marquerait notre passage d’une société destructrice de la nature à une société en paix avec elle. Si la simulation de la consommation continue au rythme actuel, nous aurons consommé notre planète avant un siècle, et probablement moins. En renonçant à la croissance, nous finirons par trouver notre homéostasie.

Cela signifiera aussi un éloignement d’une société inspirée par les juifs et le passage à une société fondée sur le christianisme. Beaucoup détracteurs de la morale juive, de l’influence juive et de la prédominance juive dans les médias se contentent de faire observer la présence juive disproportionnée dans tel ou tel autre domaine de l’activité humaine. Ils ne proposent aucun moyen de sortir de cette situation, si ce n’est un remplacement raciste brutal des juifs par des Gentils. Cela ne marchera pas, parce que les médias entre les mains des Gentils ne feront que singer point pour point les pratiques juives. Cela pourrait être suffisant pour des « blancs » racistes zyeutant quelque avancement mythique sur des bases génétiques, mais nous voulons davantage. Nous voulons la victoire de l’esprit chrétien, et non pas celle de la chair « chrétienne », car, pour nous, « juif » et « chrétien » sont des antonymes non pas raciaux, mais spirituels.

Une telle société est-elle possible ? Assurément. La société européenne et américaine n’a été que très récemment prise au piège de la publicité et du consumérisme : cela fait moins de trois siècles. Ce processus a été décrit par Werner Sombart, un penseur marxiste allemand du début du XXème siècle, comme « une lutte entre deux visions du monde – la juive et la chrétienne – entre deux conceptions radicalement différentes – que dis-je, totalement opposées entre elles – de la vie économique. Son prédécesseur, Max Weber, avait mis en évidence les racines protestantes du capitalisme. Sombart a corrigé Weber en repérant l’influence juive, qui fut à l’origine du capitalisme réel.

Il a vu le capitalisme précoce, pré-judaïque, comme une société fondamentalement chrétienne aspirant à l’honnêteté et à l’harmonie. Dans cette société chrétienne basée sur la morale, toute forme de publicité était interdite, car cela était considéré inéquitable. « Les biens étaient produits, achetés et vendus de façon à ce que les consommateurs puissent voir leurs besoins honnêtement satisfaits. D’un autre côté, les producteurs et les négociants devaient percevoir des salaires et d’honnêtes profits. Ce qui était honnête, et ce qui suffisait à vos besoins, c’étaient la tradition et les mœurs qui en décidaient. Ainsi, producteur et négociant recevaient autant que le niveau de confort requis par leur position sociale le requérait ».

Nous sommes là très éloignés de la société actuelle, dans laquelle il n’existe aucun lien de quelque nature que ce soit entre les salaires du producteur et les profits réalisés par un négociant ou un intermédiaire. Nous considérons aujourd’hui que la concurrence est positive, car on nous a enseigné qu’elle est bonne pour le consommateur. Mais est-elle bonne pour un producteur dont le revenu ne cesse d’être sapé par la concurrence ? Nous payons un appareil moins cher grâce à la concurrence, mais nos salaires, eux aussi, sont poussés vers le bas par la concurrence, car notre travail, lui aussi, est une sorte de matière première.

L’immigration génère une poussée constante vers le bas sur nos salaires et une exacerbation de la compétition de la main-d’œuvre. Dans les pays les plus prospères, les plus solidaires et les moins judaïsés – comme la Suède et le Japon -, il y a très peu de compétition, si tant est qu’il en existe, tant dans le travail que dans les biens de consommation. Dans la société européenne pré-juive, la concurrence était mal considérée. Les commerçants ne cherchaient pas à entrer en concurrence : ils fixaient leurs prix, et ils attendaient que les clients rappliquent.

« Capturer la clientèle de votre voisin était méprisable, antichrétien et immoral. Une règle s’imposant aux « marchands faisant commerce de biens courants » disait : « Ne détournez la clientèle de personne, ni par des propos ni par lettre, et ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’autrui vous fît ». Au XVIIIème siècle, dans l’Angleterre de Defoe et dans l’Allemagne de Goethe, il était considéré inapproprié, de la part d’un boutiquier, de « dresser sa vitrine avec goût, de faire la publicité de son affaire ou de vanter ses marchandises… Faire l’article de votre marchandise ou faire remarquer en quoi votre affaire était supérieure à celle des autres était une infamie. Mais le summum de la goujaterie commerciale était atteint si vous annonciez que vos prix étaient inférieurs à ceux de votre concurrent, sur le trottoir d’en-face ».

Sombart conclut : « faire du profit était considéré comme inapproprié par la plupart des gens, durant toute cette période ; à leurs yeux, c’était « antichrétien ». Les juifs n’adhéraient pas à ces normes ; à leurs yeux, le profit justifiait tout. « Les juifs n’avaient jamais conscience de malfaire, d’être coupables d’immoralité commerciale. Ils étaient dans le droit chemin ; c’était l’autre, c’était la conception chrétienne des choses qui était erronée et stupide, à leurs yeux. Le juif est davantage un businessman que son voisin ; il reconnaît, avec une mentalité authentiquement capitaliste, la suprématie du gain sur tous les autres objectifs. »

« La prétention qu’ont les juifs d’être les pères de la publicité moderne n’est pas bien établie. Une très ancienne publicité, aux Etats-Unis – s’agit-il réellement de la plus ancienne, je ne saurais le dire – apparut, le 17 août 1761, dans le New York Mercury ; elle disait : « A vendre par Hayman Levy, Bayard Street, des équipages de campement de toutes sortes, les meilleures chaussures militaires anglaises… et tout ce qui est nécessaire pour être à la hauteur du décorum et des circonstances d’une guerre glorieuse. » En fin de compte, les juifs sont les fondateurs de la presse moderne, c’est-à-dire de la machinerie de la publicité, de la « réclame », et tout particulièrement des journaux à bon marché ».

Ce fut la fin de la pensée libre : seuls des écrivains approuvés par des annonceurs opulents pouvaient espérer être publiés. Après qu’un petit quotidien californien, The Coastal Post, eut publié mon article en défense du Président Carter, l’on constata l’initiative de certaines associations juives pour stopper le flux des annonces publicitaires qui parvenait à ce journal. Très rapidement, le journal fut amené à résipiscence. Beaucoup d’écrivains ont ainsi été séduits et amenés à obéir. En un temps extrêmement court, la liberté de la presse avait été muselée.

En arrêtant la publicité, nous pourrions aussi mettre un terme à la publicité subliminale. Les rapports de la Bourse sont une forme de publicité, car ils mentionnent certaines compagnies et leurs produits et, pire, elles incitent les gens à parier sur des actions et des valeurs monétaires. Il serait bon de se débarrasser totalement de la bourse, mais, dans un premier temps, contentons-nous de traiter toutes les informations concernant les marchés comme de la publicité, en la rendant disponible uniquement pour ceux qui la recherchent activement, tout en protégeant la majorité d’y être exposée. Les bourses des valeurs ne devraient être ouvertes qu’un jour par semaine, comme c’est d’ores et déjà le cas dans certains pays, jusqu’à ce que le public ait été sevré de son « boursicotage » frénétique.

Nous pouvons regarder avec une certaine nostalgie l’expérience de l’Union soviétique, une utopie avec très peu, voire pas du tout, de publicité, et des médias centrés sur les producteurs. En Union soviétique, une belle nana comme Paris Hilton serait déportée dans un village à quatre mille kilomètres de la grande ville pour y être rééduquée dans une usine ou dans une ferme ; elle ne nous rééduquerait pas, nous et nos enfants. Un appareil de fabrication russe servait à son propriétaire durant vingt ou trente ans. Les citoyens soviétiques n’étaient pas poussés à consommer. De fait, ils étaient exhortés à travailler et à s’améliorer par l’étude. L’absence de sophistication de l’élite soviétique finit par entraîner l’effondrement de cette utopie, mais durant les dix-huit années consécutives à sa disparition, les réalisations résiduelles du système éducatif soviétique dans ses universités, dans ses opéras et au sein de ses orchestres classiques, dans la création de software et dans la pensée libre continuent à inspirer l’Occident.

Des scientifiques australiens mettent à jour l’origine humaine du virus H1N1 (Bloomberg)

jeudi 26 novembre 2009


Nous faisons très attention, sur Mecanopolis, à ne pas diffuser une information inutilement anxiogène à propos de la pandémie mondiale de grippe A et de ses conséquences. Les articles que nous traduisons proviennent de sources sérieuses et ont fait l’objet de plusieurs recoupements. Raison pour laquelle nous n’hésitons pas, aujourd’hui, à diffuser cette information publiée par la très sérieuse agence de presse Bloomberg.

Le virologue Adrian Gibbs, qui avait déclaré au mois de mai dernier que le virus de la « grippe porcine » s’était « échappé d’un laboratoire », vient de publier ses conclusions aujourd’hui, relançant ainsi le débat autour des origines du virus pandémique.

La nouvelle souche H1N1, qui a été découverte au Mexique et aux États-Unis en avril 2009, est le résultat du regroupement de trois virus provenant de trois continents différents, dont les gènes auraient été recombiné dans un laboratoire ou dans une usine de fabrication de vaccins, indique Adrian Gibbs et ses collègues scientifiques australiens, qui viennent de publier un travail de recherche dans le Virology Journal. Les auteurs de cette étude ont analysé la composition génétique du virus et confirment que son origine s’expliquerait d’avantage par une manipulation humaine que par une coïncidence de la nature.

Leur étude est actuellement discutée par d’autres scientifiques, un débat commencé il y a six mois alors que A. Gibbs avait demandé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’examiner ses hypothèses, en vain puisque que l’institution internationale basée à Genève avait refusé d’entrer en matière, se bornant à confirmer la version de « l’origine naturelle » du virus, niant ainsi toute origine humaine de la mutation.

« Il est important que la source de ce nouveau virus soit claire, si l’on veut à l’avenir éviter de future catastrophes, plutôt que de s’entêter à en minimiser les conséquences, comme on le coit aujourd’hui, après qu’il ait émergé » indiquent Adrian Gibbs et ses collègues John Armstrong et Jean Downie dans leur rapport.

Adian Gibbs et John Armstrong sont professeurs titulaires à la faculté émérite de l’Université Nationale Australienne de Canberra et Jean Downie est affiliée au « Centre for Infectious Diseases and Microbiology Laboratory Services » de l’hôpital Westmead, à Sydney.


« Explication la plus simple »

Bien que les oiseaux migrateurs ont manifestement agi comme un intermédiaire crucial pour la convergence des différents virus, la participation de l’homme dans leur regroupement est « de loin l’explication la plus simple », a déclaré aujourd’hui Adrian Gibbs dans un entretien téléphonique.

M. Gibbs a été à l’origine de plus de 250 publications scientifiques sur les virus au cours de sa carrière, ces 39 dernières années, pour le compte de l’Université australienne, selon les renseignement du ministère de l’éducation.

« Connaissant le sérieux d’Adrian Gibbs, je sais qu’il aura étudié toutes les hypothèses possibles avant d’en arriver à cette conclusion », indique le professeur Lance Jennings virologue clinicien des « Laboratoires Canterbury Santé Christchurch » de Nouvelle-Zélande. « D’autres scientifiques ne tarderont pas à confirmer ou réfuter sa thèse ».

Traduction : Spencer Delane pour Mecanopolis